Le Cameroun a abrité du 26 au 27 février 2026, une réunion régionale entre l’organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) sur le Développement d’un réseau régional de Centres d’Appui à la Technologie et à l’Innovation (CATI) avec l’appui du Gouvernement Japonais.
Cette rencontre de deux jours qui a regroupé des participants venu d’Afrique et d’ailleurs, était une sorte de brainstorming sur la recherche et l’innovation en Afrique, les coûts et les mécanismes mis en place pour faciliter la vie aux inventeurs et innovateurs regroupés au sein de l’OAPI.

C’est quoi un Centre d’Appui à la Technologie et à l’Innovation (CATI)?
Un CATI est une plateforme nationale ou régionale qui permet aux
innovateurs des pays en développement d’avoir
accès à des prestations locales de services
d’information technologique de qualité et d’autres
services connexes.
Elle facilite l’accès aux bases de données de brevets et autres ressources d’informations
scientifiques et techniques sur les créations ou innovations déjà existantes. Ce qui permet aux chercheurs et créateurs de minimiser coût de leurs recherches en s’appuyant sur des éléments déjà élaborés par les autres innovateurs.
C’est une sorte de benchmarking ou de partage d’expériences sur la Propriété Intellectuelle des autres, qui est facilitée et encadrée par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle.

Plus value d’un Centre d’Appui à la Technologie et à l’Innovation (CATI)La recherche a un coût et la plupart des chercheurs n’ont pas les moyens nécessaires pour la mener à bien. Aussi, il est important de préciser que pour innover, il faut connaître le niveau d’avancement de la recherche dans notre secteur d’activité. Ceci permettra non seulement de gagner en temps, mais de réduire les coûts de recherche. C’est donc ce genre de service que les Centres d’Appui à la Technologie et à l’Innovation rendent au quotidien.
Ils mettent à la disposition des chercheurs, des informations techniques existantes. Ce qui leur permettra de savoir à quel niveau Technique, nous sommes, et par rapport à ce que nous voulons faire, qu’est ce qu’il nous faut pour y aller.

”Vous comprenez que l’information technique permet aux inventeurs ou chercheurs de connaître la situation de l’Art antérieur et de se projeter dans les inventions qui doivent être des solutions techniques à des problèmes techniques qui sont bien posés.
On s’accorde à dire que le réseau CATI vient booster l’accès à l’information technique, vient faciliter, vient encore apporter beaucoup plus de possibilités en termes d’accès, de base de données et donc beaucoup plus de possibilités en termes de créativité. C’est pourquoi c’est très important pour nous et nos États Membres.

Je vous rappelle que l’OAPI en plus de délivrer des titres des Propriétés Intellectuelles, à la mission d’accompagner les États membres dans leur développement technologique en boostant l’innovation.” Nous a confié M. BOUSSAFOU Guy Francis, Directeur des Brevets à l’OAPI et représentant du Directeur Général lors de cette rencontre stratégique.
Pour l’OMPI représenté à cette rencontre par M. Ituku Elangi Botoy, Administrateur chargé de l’information en matière de Propriété Industrielle, les CATI stimulent la Créativité et l’Innovation en apportant des informations stratégiques comme le technologies qui sont décrites dans des documents de brevet d’invention ou d’innovation.
Au lieu de laisser les chercheurs ou les inventeurs de cette région réinventer la roue, ils vont gagner énormément en temps et aussi gagner en argent. Puisque la recherche, ça coûte extrêmement cher.

Ils vont utiliser des informations qui existent déjà quelque part dans le monde que nous allons mettre à leur disposition des chercheurs à travers le réseau national, et puis à travers le réseau régional.
Toutes ces informations technologiques qui propulsent dans les pays comme les États-Unis, la Chine, le Japon, et bien d’autres. Les Africains pourront les exploiter comme leurs homologues étrangers et contribuer au développement socio-économique et technologique de leur région.
La place des inventeurs africains dans la recherche
À titre de rappel et contrairement à ce que beaucoup pensent, les inventeurs africains mettent au point des inventions qui ont une portée internationale.

Chaque année, un inventeur est sélectionné dans l’espace OAPI pour participer au salon international des inventions de génie et depuis 5 ans, tous les inventeurs sélectionnés sur la base de leurs inventions ont obtenu la médaille d’or à ce salon. Cela veut dire qu’il y a bel et bien des inventions africaines qui ont une portée internationale et qui peuvent être utilisées pour résoudre des problèmes.
Il y a par exemple, en 2025, un inventeur qui a mis au point une ampoule qui permet de propager la connexion wifi, un peu comme un routeur. Il a eu grâce à notre appui, plusieurs contrats avec des pays qui n’ont rien à voir avec l’Afrique.
Une preuve que l’Afrique à sa place avec ces inventions qui apportent des solutions. Et pour booster celà, l’OAPI met à leur disposition un réseau qui leur permet d’accéder aux informations techniques les plus pertinentes pour mieux élaborer leurs inventions.

La protection des Œuvres et obtention des brevets
Pour protéger son œuvre et avoir un brevet, il faut beaucoup de moyens financiers mais pour ses États membres, l’OAPI apportent une subvention. Une information qui n’est pas beaucoup connue mais qui est réelle et appliquée.
Par exemple, chaque pays subventionne les taxes de dépôt de ses inventeurs à hauteur de 90%.
Un inventeur de l’espace OAPI ne paye que 22 500 Frs CFA en tout et pour tout, afin d’avoir un Brevet d’Invention. Pour les Centres de recherche le coût est de 137 000 Frs CFA seulement pour avoir un brevet.









